Pu-Erh, Yunnan

Pu-Erh, Yunnan

Issu d'une ancienne variété. Les feuilles de ce thé sont pressés, puis mises à fermenter longuement, pour être ensuite stockés dans des grottes au noir en atmosphère humide ce qui déclenche sa maturation particulière.

Donne une tasse aromatique, terreuse au léger goût de noisette. Les vertus diététiques de ce thé vont des troubles digestifs, aux maux de tête, la fatigue, les ecès de poids.

Larges feuilles torsadées, offrant une infusion au bouquet sous-bois humide et des notes évoquant le feu de cheminée. 

Idéal aussi comme boisson fortifiante du matin. On peut y ajouter un peu de camomille et du romarin. Ce qui augmente ses vertus fortifiantes.

Temps d'infusion recommandé : 3 à 5 minutes à 90°C

 

Le Pu-Erh, entre archaîsme et modernité

Rencontre entre les traditions les plus anciennes et le renouveau d'intérêt pour la santé par les plantes, le Pu-Erh de Chine est un seigneur qui ne ressemble à aucun autre!

C'est le petit village de Pu-Ehr, dans le district de Siamao (préfecture de Xishuangbanna, province du Yunnan) qui a donné son nom à ce thé.

Aucun théier ne pousse pourtant à proximité de ce lieu-dit. Mais c'est là que, provenant des montagnes, on venait, traversant les forêts, l'apporter pour le vendre. Connu depuis les temps les plus anciens, ce thé aurait pour ancêtre l'arbre à thé dit Qingmao, qui peut atteindre plus de 30 mètres et que l'on vénère comme le "père du Pu-Erh".

Situées dans le sud de la province du Yunnan, les plantations qui donnent naissance à ce thé, sent bon l'histoire et les origines...

En Chine le Pu-Erh est appelé "thé de santé" car, plus encore que d'autres thés du Yunnan, eux aussi appréciés pour leurs bienfaits, le Pu-Erh a toujours eu la réputation d'être curatif.

La culture de ce thé est très particulière. En effet, il est conservé longtemps et résulte d'opérations quelque peu mystérieuse dont le secret est bien gardé jusqu'à nos jours.

Les grandes feuilles vertes sont compressés en ballots que l'on laisse fermenter jusqu'à l'obtention d'une couleur rouge brunâtre. Après cette première étape, le thé est stocké (jadis on le conservait dans des grottes du massif du Yunnan) jusqu'à ce que se produise une post-fermentation (à oxydation non enzymatique); c'est à ce moment que se forme sur les feuilles une fine pellicule de pourriture noble qui rappelle certains usages en pratique dans des vignobles français. Cette post-fermentation permet à des souches bactériennes bien déterminées de transformer ce merveilleux thé vert en Pu-Erh.

Les feuilles prennent alors une couleur marron et acquièrent un aspect torsadé.

La liqueur est d'un orange rouge foncé profond, à la fois dense et lumineux dont le parfum évoque la terre humide avec cependant une touche douceur et un léger goût de noisette.

Alliant les secrets ancestraux de l'ancienne Chine à des bienfaits reconnus (lutte contre les troubles digestifs, maux de tête, la fatigue, le poids excessif etc) le Pu-Erh vient du fond des âges nous rappeler combien le thé est un produit noble et essentiel.

Sa rusticité revigorante pourra déconcerter, surprendre; elle ne laissera jamais indifférent le véritable amateur de thé.