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Buis

Buis

Buxus sempervirens de la famille des célastracée

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Principaux constituants connus: alcaloïdes stéroïdes, dont la buxine est le plus grand actif, buxéine, parabuxine, buxinidine, buxinamine, parabuxinidine, résine, , tanins, vitamine C, traces d'huile essentielle...

 

Parties utilisées:  le bois, la racine, feuilles, les brindilles...

 

Noms vernaculaires: Buis bénit, buis toujours vert, guézette

All: Buxbaum, Ang: Bux tree, Ar: Susar, Esp: Boj, Hol: Buxboom, It: Busso, Por: Bacho, Tur: Tchimsir

 

Odeur vireuse désagréable

 

 

 

 

MOTS CLEF: 

 

PUISSANT ANTIVIRAL

 

SUBSTITUT DE LA QUININE EN CAS DE PALUDISME (semble agir mieux encore)

 

 

 

 

 

Propriétés:

  • dépuratif, purgatif, laxatif
  • sudorifique, fébrifuge
  • cholagogue (qui provoque un flux biliaire)
  • désinfectant et cicatrisant interne et externe
  • diurétique
  • antiinflammatoire, antirhumatismal
  • désinfectant cutanée
  • détersif, cicatrisant
  • activateur de la repousse capillaire
  • tonique du cuir chevelu
  • le bois du buis est narcotique et sédatif

 

                                                                                     

 

Indications:

Emploi interne:

  • insuffisance biliaire, infections des voies biliaires
  • paresse hépatique (foie)
  • troubles hépato-biliaires: insuffisance hépato-biliaire, infections des voies biliaires (ne vous faites enlever la vésicule biliaire que si vraiment rien d'autre n'a fonctionné, car il y a toujours une solution aux problèmes de la vésicule biliaire. Faut savoir que l'enlever c'est facile, mais on ne greffe pas de vésicule biliaire! Votre vie sans vésicule biliaire, les inconvénients d'avant vont vous faire penser que ce n'était rien par rapport aux inconvénients dont on souffre quant on n'a plus de vésicule biliaire!
  • affections fébriles (paludisme)
  • rhumatismes, goutte
  • syphilis
  • variole
  • palu, paludisme
  • troubles nerveux
  • épilepsie (en synergie avec Bourse-à-pasteur)
  • plaies atones et infectés
  • herpès
  • affection grippale
  • affections fébriles: grippe, fièvres rebelle, fièvre intermittente
  • hémoptysie: vomissement de sang provenant de l'appareil pulmonaire
  • troubles fonctionnels des voies urinaires, polyurie, prostatite, cystites
  • rhumatismes, douleurs rhumatismales
  • goutte (acide urique), douleurs goutteuses
  • douleurs névralgiques
  • oedème de la maladie de la peau
  • que tous ceux qui souffrent du foie et du paludisme l'essaient, recommande un traité très sérieux
  • catarrhe pulmonaire

 

 

 

                                          

 

 

Emploi externe:

  • plaie atone, infectée, gangreneuse
  • ulcères
  • brûlures
  • fait repousser les cheveux
  • en ralentit la chute
  • teinture à cheveux
  • calvitie, alopécie
  • pellicules

 

 

                                                      

 

 

Mode d'emploi:

Usage interne:

1/2 - 1 cuillère à soupe pour 1/2 litre d'eau, porter à ébullition et cuire 4 minutes puis infuser 20 minutes. Boire dans la journée. N'a pas de saveur prononcée.

 

 

                                                                                

 

 

Usage externe:

1/2 cuillère à soupe pour 1/4 litres d'eau, cuire 9 minutes et infuser 20 minutes. Cette décoction en lavages, pansements, bains; ulcères et plaies gangréneuses.

 

Le buis est fortement indiqué pour les maladies réfractaires aux antiviraux habituels, tout comme le quinquina qui est un antiviral aussi.

 

On peut utiliser toute la plante, feuilles, bois, racines.

30g si racines et branches, 50g si c'est ses feuilles; en usage externe.

Ajouter dans un litre d'eau froide et laisser réduire à feux doux jusqu'à n'avoir plus qu'un demi-litre de décoction. Ajouter du miel et en boire 3 - 5 x par jour la valeur d'un verre de 100 ml. Cette décoction est purgative!

 

Lotion capillaire en vue de fortifier cheveux et favoriser leur repousse:

Faire macérer dans un demi-litre d'eau de Cologne, 50 g de feuilles, branches de buis, coupées fin pendant 41 jours. Filtrer et appliquer sur les cheveux et cuir chevelu tous les jours.

 

La lotion tinctoriale se fait à base de "sciures", c'est à dire cendres de bois de buis. Pour cela il vaut mieux habiter une région où il en pousse en abondance, comme dans la Drôme.

En faire brûler, possiblement à des endroits où il faut défricher, recueillir ces cendres, les conserver au sec.

 

Comme teinture, ajouter dans un bol la ration nécessaire pour couvrir tous vos cheveux. Ajouter le jus d'un demi citron. Faire avec de l'eau tiède une pâte de la consistance d'une moutarde. En repartir sur tous les cheveux en commençant par les racines. Filmer avec un film alimentaire, laisser appliquer de 1 - 3 heures. Bien rincer. Recommencer tous les 15 jours.

J'ai pas essayé, il semble que cela donne une couleur auburn.

 

 

                                                                   

 

 

Les utiliser comme un "shampoing"; 2 cuillères à  soupe de cendres de buis pour 1/2 litre d'eau tiède et se laver les cheveux avec. Bien rincer. Permets d'assainir le cuir chevelu. 

 

 

 

                                                                                         

 

 

 

Synergies possibles, choisir un mélange de deux - trois plantes et le varier de temps en temps:

Fait partie des plantes pectorales, en tant qu'antiviral. Avec Bourrache, Pin, Myrte, Mauve, Coquelicot, Réglisse, Guimauve, Origan...

En cas d'Herpès: Bourrache, Bardane, Boldo, Souci, Lavande...

Comme cholagogue:  Artichaut (amer), Boldo, Bouleau, Bourdaine (la bourdaine est laxatif et elle est interdite aux femmes enceintes), Bourrache, Camomille (matricaire ou romaine), Chicorée, Citronnelle, Combretum, Genièvre, Millefeuille, Orthosiphon, Pissenlit, Rhubarbe, Romarin...

 

 

                                                            

 

 

Contre indications:

En cas de grossesse, en cas d'allaitement.

En cas d'hypotension, le bois du buis est narcotique et sédatif.

Ne pas boire des tisanes de Buis sur de trop longues périodes.

Faire une cure au printemps et une à l'automne, ou en cas d'état grippale ou d'acide urique.

L'emploi des feuilles minimise l'inconvénient du buis.

Par contre il faut manier avec précaution l'emploi interne de son bois et ses écorces.

Pour tous les remèdes très efficaces il est conseillé de suivre  le mode d'emploi et le dosage.

Si la dose est dépassé la décoction va devenir un toxique.

Et le buis fait partie de ces remèdes très efficaces mais dont il faut respecter les doses!

Une intoxication au buis, racines ou bois frais (les feuilles sèches ont moins ces désagréments) sont:

Nausée, vomissement, diarrhée, prostration, convulsion, troubles respiratoires... et en cas de grave surdosage mort par asphyxie.

Alors on respecte le mode d'emploi!

Des doses trop élevés ou au long cours peuvent occasionner des néphrites et des fatigues rénaux.

 

 

 

                                                               

 

 

 

CURIOSITES:

 

Les sciures de son bois , dont on fait une décoction, teinteraient les cheveux en roux. 

Sa décoction en emploi externe ferait repousser les cheveux, les fortifierait à tel point que selon Bosinus Centilius, une brave dame désireuse faire repousser ses cheveux, par erreur avait lotionné son visage et son cou, et selon ce Bosinus, qui pouvait bien être un simple misogyne, dit que cette femme a vu tellement ses cheveux pousser là où elle avait lotionné, qu'elle finit par ressembler à une guénon.

 

Mais les vertus du buis de fortifier les cheveux est heureusement reconnue également par le professeur Binet, qui recommande la lotion suivante:

50g de feuilles fraîches et coupées pour 1/2 litre d'alcool à 45°. Laisser macérer 40 jours, filtrer, masser tous les jours sur le cuir chevelu.

Il semblerait qu'il n'y aurait pas meilleur remèdes pour assainir le cuir chevelu et "chasser" les pellicules également.

 

Le buis poussent dans le monde entier. C'est le compagnon fidèle des humains, qui vient à leur secours, ainsi qu'au secours de leur bétail, en cas de viroses, pour nettoyer et purger au printemps.

 

Les rameaux du buis portent de petites feuilles oblongues. Au printemps paraissent des inflorescences, mâle (latérales) et femelles (terminale) jaune-vert au parfum suave caramel-vanille.

Le pistil à trois styles donnera une baie emplie de graines noires en forme de marmite ventrue et dotée de trois "pieds".

Le buis pousse plutôt lentement sur les sols calcaires d'Europe, d'Asie et d'Afrique.

 

Les animaux qui furent gardés à l'étable pendant la saison d'hiver, quant on les amène au champ au printemps, ils vont manger pendant une journée du buis, cela va les purger en quelque sorte, les assainir, détruire des microbes pathogènes, et préserver leur santé. Par la suite ils ne vont plus, de toute la saison, toucher aux feuilles de buis.

 

 

                                                           

 

 

Il peut atteindre 6 à 7 mètres, et vivre sur le même tronc pendant six siècles.

Il se propage assez facilement.

 

C'est notre bois sacré.

 

Il est cité dans un bon nombre d'oeuvres de naturopathes.

 

Au XVIIIe siècle, un "bonimenteur" Allemand vendait sur la place publique un produit miracle, sur lequel il disait avoir l'exclusivité, contre la fièvre.

L'Empereur Joseph II lui acheta 1500 florins son secret et le fit publier le secret sur la place publique afin que tout le monde puisse en bénéficier.

C'était de la teinture alcoolique de buis.

 

Le buis porte en lui une symbolique double.

On l'attribue à Cybèle et Hadès. On l'utilise pour les cérémonies funéraires, de par sa végétation perpétuelle, on pourrait de part le concept des signatures en déduire qu'il fraie un chemin à travers "l'hiver" du monde souterrain, il représente la puissance végétative de la nature.

La vie en dormance pour se régénérer.

Son feuillage toujours vert en témoigne.

Il est un symbole d'immortalité, les Gaulois et les Celtes le vénérèrent pour son message d'espoir ainsi délivré.

Mais il fut classé parmi les arbustes infernaux. Possiblement à cause de sa toxicité si on en use sur des trop longues périodes.

Cette intoxication pouvait provoquer fatigue et un manque de puissance sexuel. C'est ainsi qu'on associa le buis au symbole de stérilité.

On ne le dédiait pas, pour cette raison, aux Autels dédiés à Venus.

Il semble qu'il fut pourtant voué à la déesse Aphrodite afin de marquer les cycles de vie; amour, fécondité, mort...

 

On pense que le buis proviendrait de Perse qu'on appelait autrefois Asie mineure et qui aujourd'hui forme la Turquie, plus précisément de la région qui borde la Mer noire.

Dans bien des régions des forêts très denses en buissons de buis vont s'appeler bois noir.

En effet, le buis, toujours vert et assez dense en feuillage, laisse passer peu de lumière s'il se retrouve en surnombre dans un espace naturel.

 

Très rapidement il s'est répandu; Grèce, Empire romain et plus loin, France, Angleterre.

Le buis fut employé dans les lieux de culte, bien avant le Christianisme.

Les druides en faisaient leurs outils pour les préparations à base de plantes ou d'argiles.

Son nom, pyxus en Grec, buxum en latin, conserve bien ses caractéristiques.

En effet le bois du buis est très dense et dur, à égalité de densité que l'eau dans laquelle bien souvent il coule au fond.

De son bois les ébénistes en faisaient des boites, cela lui donna le nom en Anglais: boxwood, ce qui veut dire bois à boite.

C'est réduire à peu les nombreuses applications de cet arbuste.

On en fit des flûtes, des peignes, des toupies, des supports d'écriture.

De ses branches on confectionnait des balais très solides.

 

 

                                                                       

 

 

Bien des villes Suisses l'utilisent la semaine qui précède Pâques, surtout dimanche des rameaux, pour décorer toute la ville avec des rameaux de buis, bénis.

Possiblement que l'effet anti-viral du buis permet à toute une population, qui sort de l'hiver ou traditionnellement on avait mangé  des aliments de salaison et pas assez de légumes, de se protéger d'une éventuelle propagation virale.

 

Des amis Berger m'on dit aussi qu'ils utilisent rameaux de buis et de laurier sauce, suspendus dans l'étable pour ainsi mettre leur bétail à l'abrie des maladies.

 

C'est de la même manière que nous décorons nos maisons devant la porte d'entrée de rameaux de buis, qui, quant votre famille ou amis passent dessous bénéficient de la "bénédiction" et propriétés antivirales du buis.

Lors du dimanche des rameaux, après le culte on rentre chez soi et on remplace les anciens rameaux par des nouveaux.

Tant de personnes cherchent secours auprès des crucifix ou des images pieuses, en oubliant que le divin est en nous. Mais évidemment que le buis accroché nous aide garder, comme les animaux dans les étables, meilleur santé.

Les "talisman" sont souvent décorés des branches de buis.

On utilise des branches de buis en apiculture pour éloigner les parasites de l'abeille.

On utilise des branches de buis dans les granges.

Selon les régions en place du buis il est utilisé du laurier sauce, du houx, du romarin, saule, olivier...

Bien des régions vont accrocher du buis au dessus des portes et dans les quatre coins de la maison, pour profiter de son aide de protection, pour éloigner maléfices, mauvais sort et maladies.

La meilleure prévention pour le maintient de la santé est une alimentation adapté aux fonctions humaines. Conseils alimentaire sur ce site.

Mais faire, comme les animaux, au printemps une bonne purge en utilisant 3 cuillères à soupe de feuilles de buis séchés, pour 1 litre d'eau, cuire 3 - 5 minutes et boire dans la journée. Faire cette cure sur une semaine. Cela nous "nettoie" en profondeur.

 

 

D'autres régions qui supposent que le buis ne peut être associé à Venus, font accrocher du buis béni devant la porte d'entrée et la chambre de l'épouse dont on aimerait favoriser la fécondité et la fertilité.

C'est ainsi qu'on en fait un porte bonheur pour la mariée lors de la cérémonie nuptiale.

Bien des rituels plus anciens qui fêtent l'équinoxe du printemps utilisent les rameaux de buis et pour "chasser le diable" (le virus est une forme de diable?), tout en les ornant de fleurs de fruits, des gâteaux en forme d'anneau, corme ou bonhomme, comme cela peut se faire en Suisse le 6 déc. avec les galettes aux épices fourrés miel à l'effigie de Saint Nicolas.

Ces gâteaux sont troués pour les accroches plus facilement aux branches de buis "chasse-diable".

Mais ce trou, prétendu pour mieux accrocher la gourmandise est en réalité la représentation de la matrice féminine.

En vue de célébrer le retour de la lumière au printemps, la fécondité de la femme et des champs.

On confectionnait parallèlement des petits pains de forme phallique qui s'appellent les pines! ;-)), qu'on introduisait dans la conelle, les formes féminines, pour ainsi augmenter le pouvoir fécond aussi bien pour les humains, le bétail et les champs.

On pouvait à cette même destination d'intention piquer des bouquets de buis ou de houx dans le jardin afin d'encourager la fertilité de la terre.

 

Si le buis pendant des siècles fut d'une aide souveraine pour les états de l'organisme sortie de l'état de santé, son emploi fut pas la suite malheureusement oublié.

C'est le renouveau des thérapeutes naturopathes tel que Hiledegarde von Bingen qui lui rendirent son titre de noblesse.

Selon cette thérapeute il est d'humeur chaud et sec, à l'image de sa générosité.

Sa sève est saine est forte, c'est pourquoi son bois est sain et solide.

En plus il sait nous assainir le sang, grâce à son action dépurative.

Il guérit la variole, maladie dû à un sang vicié, il n'est pas étonnant que c'est le buis qui est employé dans ces cas.

On ajoutait du suc de buis à de l'huile essentielle laurier noble pour venir à bout des douleurs goutteuses.

 

Hildegarde conseille de tailler dans du bois de buis une coupe dans laquelle on va boire son vin quotidien pour bénéficier ainsi de ses vertus.

Il semble qu'autrefois tous le monde dans les campagnes en faisaient ainsi.

Hildegarde conseille aussi d'avoir avec un soi un bâton taillé dans le buis, le tenir souvent en main, le passer sur les yeux, le sentir en le plaçant sous le nez pour en saisir l'odeur; cela fortifierait les yeux, la chair et la tête.

 

Les thérapeutes de l'époque ont donnés au buis un essor inégalé. Pour les uns il est antidiarrhéique et fébrifuge, d'autres y voient un succédané du bois de gaïac plus difficile à se procurer à l'époque, d'autres le préconisent comme excellent dépuratif du sang.

Comme "chasse-diable". En effet, les virus étant un anti-vie, le buis permets de se nettoyer en profondeur.

La quinine pas toujours disponible en Europe à l'époque, fut avec succès remplacé par le buis.

Il est cité dans le Cazin. Pendant la 1 ère  guerre mondiale il fut employé contre les fièvres intermittentes.

Dans les années 1960, l'Américain Kupchan travaille sur les alcaloïdes du buis, notamment sur la buxénine G et arrive mettre en avant l'effet inhibiteur sur les cellules cancéreuses...

Mais où sont les résultat de ses recherches...

 


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